NIRVANA PAPER CUT "extrait de l album bleach"

At my feeding time
She pushes food through the door
I c
rawl towards the cracks of light
Som
etimes I can't find my way
New
spapers spread around
Soaking all that they can
A
cleaning is due again
A good hosing down
The lady whom I feel maternal love for
Cannot look me in the eyes
But I see hers and they are blue
And they cock and twist and masturbate
I said so
Nirvana

Bl
ack windows of paint
I scratch with my nails
I see others just like me
Why
do they not try to escape?
T
hey bring out the older ones
They
point at my way
T
hey come with the flashing lights
And take my family away

And ve
ry later I have learned to
Acce
pt some friends of ridicule
My
whole existence is for your amusement
And that is why I'm here with you!
Ow..
.to take you with me...
You
r right
Nir
vana




C
oupures De Journaux

Au mo
ment de me nourrir
El
le pousse de la nourriture à travers la porte
Et je rampe entre les fissures de lumière
Parfo
is je ne trouve pas mon chemin

Ab
sorbant tout ce qu'il peuvent
Un
nettoyage est encore nécessaire
Un bo
n balayage

La dame pour laquelle je ressens de l'amour maternel
N
e peut pas me regarder dans les yeux
Mais
je vois les siens et ils sont bleus
Et il
s se relèvent et se secouent et se masturbent !

J'
ai dit pareil (x3)
Nirvana (x6)

Des fenêtres noires de peinture
Que je grattais avec mes ongles
J'en v
oie d'autres comme moi
P
ourquoi n'essaient-ils pas de s'échapper
Ils
sortent les plus âgés
Ils pointent dans ma direction
I
ls viennent avec un flash de lumière
Et emmenent ma famille au loin

Et be
aucoup plus tard j'ai appris
A accepter comme amis des gens ridicules
Mon existence toute entière est pour ton amusement
Et c'est pourquoi je suis là pour toi !

Po
ur t'emmener avec moi
Tu as raison

Ni
rvana (x16)

# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:22

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En même temps, Kurt et Chris commencent déjà à réfléchir à leur prochain album. Mais, avant de s'investir complètement dans la gestation du disque, ils doivent impérativement résoudre quelques problèmes cruciaux et s'interroger sur l'avenir du groupe. "On était toujours à la croisée des chemins, prêts à décoller, mais sans jamais le faire. On était le grand espoir", expliquera par la suite Novoselic. Deux ans déjà se sont écoulés depuis la sortie de leur premier single, et ils sont fatigués de n'être qu'une éternelle promesse qui, malgré une brillante réputation, ne parvient pas à voir le bout du tunnel de la scène alternative. Pavitt et Poneman ont réussi à ce que le "son Sub Pop" dépasse ses frontières naturelles, c'est indéniable. Et ce mélange de guitares abrasives avec une attitude authentiquement punk (ou, selon les mot de Kurt Cobain ce "son originaire de Seattle, un mélange fou des Stooges et de Black Flag") qui sera bientôt connu sous le nom de "grunge", est sur le point d'exploser pour conquérir un public moins marginal. Mais le prestige de leur label ne se reflète pas en termes de ventes et l'assainissement indispensable de leur finances tarde un peu trop.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:23

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Dans ces conditions, Cobain et Novoselic sont conscients que les infrastructures limitées de Sub Pop sont insuffisantes pour que leurs disques atteignent sans obstacles les marchés américains et européens. Une promotion plus appropriée leur permettrait de gagner une audience plus grande. En même temps, ils ne veulent pas renoncer à leur démarche, ce qui leur pose de terribles problèmes de conscience. Pourtant, ils pensent de plus en plus qu'il serait possible de ne pas renier leurs convictions (ce que Cobain définit comme leur "éthique punk"), même au sein d'une maison de disques multinationale. D'autre part, ils se sentent à l'étroit dans les schémas stricts du punk et du hardcore le plus immobiliste. Comme Sliver permettait de s'en douter, Nirvana a envi d'enrichir sa musique avec quelques pincées de pop. Depuis quelques temps, ils apprécient et assimilent avec beaucoup d'intérêts les travaux de groupes comme Young Marble Giants, The Pastels et même Abba. K Records (Shonen Knife et Beat Happening) est devenu le label préféré de Cobain, à tel point qu'en 1991 il se fera tatouer leur logo sur un bras. La possibilité que leurs chansons, sans avoir besoin de tomber dans les pièges du marketing le plus insipide, puissent au moins les aider à sortir de la galère économique, est trop attirante pour la délaisser.
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# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:25

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Un autre problème, toujours non résolu, est la stabilité et l'homogénéité de leur formation, car ils subissent constamment la désertion mal venue de leurs batteurs. Après avoir envisagé plusieurs noms (la rumeur fait état de celui de J. Mascis, le leader de Dinosaur Jr.) Buzz Osbourne leur suggère de faire un essai avec Dave Eric Grohl, un garçon de Warren (Ohio), né le 14 janvier 1969, qui a fait partie de Scream, groupe réputé du circuit hardcore de Washington. Kurt et Chris connaissent déjà ses grandes qualités de musicien, car ils ont eu l'occasion d'assister à un concert de Scream à San Francisco. Ils ne se posent donc pas plus de questions et lui proposent la place.

En
octobre, Dave Grohl fait ses débuts en tant que batteur de Nirvana au North Shore Surf Club de Seattle et, le même mois, il s'envole avec ses nouveaux partenaires pour une tournée en Grande-Bretagne avec le quator féminin L7. Le dernier concert de ce tour a lieu à l'Astoria de Londres en compagnie de Goldflesh. Susan Corrigan publie une chronique enthousiaste du spectacle dans le New Musical Express. "Nirvana sait comment contrôler son énergie, pour provoquer un bruit ou un grand fracas juste au bon moment. Leurs disques ne montrent pas à quel point il sont bons. Kurt Cobain a la voix d'un jeune Paul Westerberg (The Replacements) au meilleur de sa forme."

# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:26

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Quand le trio retourne à Seattle, après avoir conquis la presse anglaise, sa décision de donner un brusque tournant à sa carrre est bien mûrie. Le groupe se tourne alors vers la grande industrie discographique. Pour les conseiller, ils engagent l'entreprise de management Gold Mountain Entertainment, dirigée par John Silva et Barry Goldberg qui, curieusement, est celle ayant introduit Sonic Youth dans le catalogue de DGC (label indépendant appartenant à la multinationales Geffen). "Les compagnies indépendantes peuvent t'étouffer avec leur petite infrastructure. Il n'y avait pas d'avenir, c'est pour ça qu'on a cherché un major, on avait notre claque de la mauvaise distribution de nos disques, on avait besoin de stabilité", se justifiera Chris Novoselic. Ce moment est venu et Nirvana, assisté de ses représentants, pénètre dans les bureaux de DGC où, le 4 janvier 1991, les musiciens signent un contrat pour deux albums, et reçoivent sur le champs une avance, non négligeable, de 287 000 dollars. Les responsables de Sub Pop, qui ne digèrent pas très bien la nouvelle, vont eux aussi tirer un extraordinaire profit de la situation : DGC les dédommagera de 75 000 dollars pour la perte du groupe, et leur accordera un pourcentage sur les bénéfices du second disque de Nirvana, dans le cas où ses ventes dépasseraient les 200 000 exemplaires. Evidemment, tout le monde est loin de se douter du succès colossal qu'obtiendra le trio, ni que Bleach va devenir l'album le plus rentable de la petite compagnie, puisqu'il se vendra à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier.
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# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:28